Arrête ton char Ben-Hur !
Accroche : Au XIXe siècle, un soldat et auteur américain eut l’idée d’inventer un personnage antique, à mi-chemin entre la réalité historique et le mythe forgé autour de lui. J’ai nommé : Ben-Hur, prince de Judée, injustement condamné aux galères par son meilleur ami romain, Messala. Ben-Hur prendra sa revanche en l’affrontant au cours de mythiques courses de chars…
Le petit plus : Ce roman historique a quasiment été traduit dans toutes les langues et vendu à quatre millions d’exemplaires dans le monde, vous trouverez bien un spécimen pas très loin, dans la langue que vous préférez, qui plus est ! Ce livre est également accessible dès le collège (en version abrégée).
Résumé : (Alias le petit rattrapage pour ceux qui ne connaisse pas (ou plus) ce récit) : en l’an 15, héritier d’une ancienne famille de Jérusalem, Judah Ben-Hur se rend à Rome en vue de devenir soldat. Mais son destin se trouve bouleversé lorsqu’il blesse par accident le gouverneur Valerius Gratius. Sans jugement aucun, la mère et la sœur de Ben-Hur sont jetées en prison et il est lui-même injustement condamné aux galères par Messala, commandant des légions romaines en Judée. Après trois ans de péripétie fastidieuses, Ben-Hur parvient à revenir à Rome pour y assouvir sa vengeance : il se confronte à Messala lors des courses de chars dont l’issue scellera le destin des deux protagonistes.
Ma critique : Sous la forme d’un parcours initiatique à la découverte de soi, Ben-Hur expérimente la souffrance et l’injustice pour trouver le réconfort dans la religion, puisqu’il croisera le Christ sur sa route et assistera à sa crucifixion. De riche héritier il tombe tour à tour esclave, mendiant, guerrier, etc : les affres de Ben-Hur, futur chrétien en devenir, sont nécessaires pour lui permettre de prendre conscience qu’il doit libérer son pays du joug romain, pour faire propager la foi Chrétienne dans un empire romain au crépuscule de sa grandeur. Mais l’auteur a fait un anachronisme, repris dans le film, qu’il est important de souligner, afin de ne pas avoir une vision erronée du monde romain : la condamnation aux galères est une peine qui n’existait pas à l’époque romaine. Les condamnés l’étaient ad bestiam, c’est-à-dire livrés aux bêtes dans l’arène, ou ad minum, dans les mines. Les galériens étaient des professionnels, militaires entraînés et compétents et non des esclaves.
On peut parler d’épopée héroïque, puisque Ben-Hur apporte un souffle épique et des valeurs antiques de bravoure, vengeance, etc, dignes des plus grands héros myth(olog)iques de l’Antiquité. Personnellement, j’ai lu la version abrégée, qui n’en demeure pas moins un bon moyen de se plonger dans les mœurs de l’époque, à travers les fresques historiques que nous offre Lewis WALLACE. La qualité de rédaction de l’auteur permet de s’imaginer avec précision les différents lieux traversés par le protagoniste grâce aux nombreux détails : la splendeur des villes de Rome et de Jérusalem, l’aridité du désert de Syrie, etc.
Pour connaître les points communs et différences entre le livre et son adaptation cinématographique, cliquez ici.
Extrait : « Les Romains commençaient à avoir un doute. Ils se demandaient si Messala n’avait pas trouvé son égal, peut-être son maître, un Juif ! »
Informations générales : Ben-Hur, Ben-Hur: A Tale of the Christ [texte imprimé] / Wallace, Lewis (1827-1905), Auteur; Muray, Jean, Traducteur . – 31, rue de Fleurus 752782 Paris, Cedex 06, France : Édition Le livre de poche, 2007 – 251 pages; 12 X 17cm
ISBN 9782013223638 : 6,90 EUR.
Roman
Langues : Français (fre) Langues originales : Américain (ame)
Indexation décimale : 810 Littérature américaine
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