Hunger games (T.1), Suzanne COLLINS, 2008

Une dystopie sur fond antique

Résumé : Je pense que Suzanne COLLINS aurait pu nommer sa trilogie « un panem et circenses 2.0 ». Panem et Circenses est une expression qui signifie « du pain et des jeux ». Les empereurs romains, parvenaient à contenir le peuple par la distribution de vivres et l’organisation de jeux, afin de s’attirer la bienveillance de l’opinion populaire. De la même manière, dans les ruines post apocalyptique des États-Unis, désormais appelés Panem, le pouvoir dictatorial du Capitole instaure la terreur en imposant un jeu télévisé, dans lequel les participants, tirés au sort, sont obligés de prendre part à une macabre lutte pour gagner. Katniss, une jeune fille de 16 ans se désigne pour prendre la place de sa petite sœur dans l’arène. Elle, ainsi que Peeta, un jeune homme du même district qu’elle, seront donc livrés à eux-mêmes dans cette terrifiante télé-réalité que toute la population est forcée de regarder. Une seule règle règne dans l’arène : être le dernier à survivre

Ma critique : Quand j’ai lu pour la première fois ce roman, je n’avais pas saisi tous les enjeux qu’il dénonçait : la rébellion face à l’oppression, l’autoritarisme poussé à l’extrême, les inégalités frappantes entre les districts, etc. Avec le recul, je me suis également aperçue que cet univers des jeux de la fin (traduction française d’Hunger Games) regorgeait de mille éléments historiques et mythologiques, dont je raffole. Quelques exemples ad fontes (retour aux sources antiques) parmi tant d’autres : Katniss est l’héritière de tous les personnages légendaires et historiques de l’Antiquité : Thésée quand elle prend la place de sa sœur, Artémis quand elle manie l’arc, etc. Les noms des différents personnages ont une résonance fortement latine : Brutus, Castor, Pollux, Flavius, Plutarch, Messala, Octavia, Titus… L’univers d’Hunger Games est également composé d’un bestiaire antique : le chien-cerbère, le geai moqueur, symbole d’espoir et imitation du Phénix, etc. Amoureux de l’Antiquité, plongez-vous dans ce roman sans plus tarder puisque même si l’action se passe dans un futur apocalyptique, l’Antiquité est utilisée comme une référence, lointaine mais structurante. L’allusion antique a pour but de nous plonger dans un univers familier afin de faciliter notre adhésion à la mise en scène : les jeux dans l’arène virtuelle des Hunger Games nous rappellent les jeux antiques dans les amphithéâtres. Ainsi, Hunger Games produit sa propre vision de l’Antiquité. Je rejoins l’avis du romancier Stephen KING : « Impossible de lâcher ce livre : c’est comme si votre vie en dépendait ». En effet j’avais le plus grand mal à fermer le livre lorsque je me situais à un moment crucial des péripéties de Katniss. Sauf que le roman est rempli de moments cruciaux ! Il m’était donc compliqué de m’arrêter de lire avant de parvenir au dénouement !

Si vous avez envie de connaitre la comparaison entre le livre et le film, c’est par ici !

Citation : On demande au Président SNOW « pourquoi avons-nous besoin d’un gagnant ? Si nous voulions juste intimider les districts, nous pourrions mettre les 24 tribus en rangs d’oignons et les exécuter, ce serait plus rapide ! » Lequel répond : “ L’espoir, car c’est la seule chose plus puissante que la peur.”

Informations générales : Hunger Games [texte imprimé] / Collins, Suzanne (1962-), Auteur; Guillaume Fournier, Traducteur . – Paris (Pocket Jeunesse 12, avenue d’Italie, 75627, PARIS Cedex 13, France) : Éditions Pockrt Jeunesse, 2008. – 399 pages. 10,8 x 3,2 x 17,5 cm.
ISBN 9782266182690 : 18,15 EUR.

Roman
Langues : Français (fre) Langues originales : Américain (ame)
Indexation décimale : 810 Littérature américaine

MARINE

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